QUI SOMMES NOUS ?

CULTURE EN DANGER 46

Nous citoyen.ne.s, précaires, chômeurs.eues, artistes administrateur.ices, enseignant.e.s, techniciens.nes du spectacle vivant et de l’audiovisuel, permanent.e.s et intermittent.e.s occupons depuis Jeudi 8 avril le Théâtre de l’Usine à Saint-Céré.

LA CULTURE EST ESSENTIELLE ET FONDAMENTALE

La culture n’est pas un luxe, un loisir dont on peut se passer, une variable d’ajustement.
La culture nous fonde. La culture est partout. Des salles de spectacle aux salles de sport, en passant par les librairies, les cafés, les restaurants, les médiathèques, les musées, l’espace public, les lieux associatifs et bien d’autres encore.

Le Théâtre appartient à tou.te.s et nous affirmons son rôle essentiel. La culture est un service public au même titre que l’éducation, la santé et la sécurité. En écho aux occupations nationales, nous sommes déterminés à occuper l’espace intérieur, mais aussi l’espace extérieur devant le Théâtre et dans la rue afin de ré-investir l’espace public qui nous a été confisqué.

Face à la catastrophe sociale qui s’annonce et qui est déjà extrêmement violente, cette bataille est un enjeu important. Alors que plus d’un chômeur sur deux n’est pas indemnisé, alors que le chiffre historique de 10 millions de pauvres a été dépassé, le gouvernement impose une réforme de l’assurance chômage d’une violence inouïe.


COMMUNIQUÉ DES OCCUPANTS DES THÉÂTRES : SOYONS BIEN CLAIRS ! 

Soyons bien clairs.

Le mouvement d’occupation des lieux culturels concerne tout le monde. Il met en lumière celles et ceux qui sont en difficulté et qui pensent qu’ensemble nous pouvons faire naître un projet qui mette le bien commun au centre de tout.

Soyons bien clairs.

A ceux qui pensent que nos actions sont là pour divertir, vous oubliez que nous avons besoin de ces manifestations pour exister. Le parvis du théâtre de l’Usine/Scénograph de Saint-Céré est un espace déclaré comme lieu de manifestation revendicative. Ce qui s’y passe est politique.

A ceux qui considèrent nos actions artistiques comme des spectacles, vous oubliez que les manières de manifester peuvent aussi être poétiques, musicales et surtout joyeuses.

Soyons bien clairs.

A ceux qui pensent que ce mouvement est une énième complainte des intermittents du spectacle, sachez que ceux-ci défendent aujourd’hui les droits de tous les intermittents de l’emploi, qui pour la plupart ne perçoivent aucune aide. Ils demandent l’abandon de la réforme de l’assurance chômage, l’extension de l’année blanche à tous les intermittents de l’emploi et la reprise adaptée de l’activité de tous les secteurs empêchés.

Certes, les intermittents du spectacle sont à l’initiative de ces occupations de lieux culturels, mais ils habitent ces lieux aux côtés de tous ceux qui ont à cœur de penser un autre demain et de revendiquer leur existence : étudiants, salariés, auteurs, précaires, retraités…

Nous faisons œuvre commune dans une volonté de redonner au théâtre sa fonction originelle : un espace ouvert aux échanges, aux rencontres, un lieu de la création, sous toutes ses formes. 

Un système de gestion horizontale a été mis en place, sous forme de commissions, avec des thèmes tels que  revendications politiques,  actions poétiques, coordination inter-théâtres, convergences des luttes… L’ouverture à d’autres thématiques est ouverte au désir de quiconque souhaite s’impliquer. 

Soyons bien clairs.

A ceux qui pensent que ce mouvement ne sert à rien, sachez qu’à ce jour plus de cent lieux culturels sont occupés en France. Tous proposent une agora dédiée à une prise de parole spontanée, où s’échangent idées, débats, cris, poèmes, envies, rêves… Le théâtre est redevenu un lieu d’échanges, de rencontres, de convergences, ce dont nous manquons tous cruellement.

En ces temps de crise sanitaire, cette occupation est une résidence de création, une répétition, une recherche expérimentale de nouvelles manières de revendiquer et de fonctionner.

Des actions/interactions impromptues ont lieu tous les jours à 11h avec le BLOPE (Brigade Locale d’Occupation Poético-Expressive) dans les rues de la ville, à 17h devant le théâtre de l’Usine/Scénograph ou au jardin public de St Céré. 

Les AG ont lieu les lundi, mercredi et vendredi à 14h au théâtre et des agoras sur des thèmes variés ont lieu les samedi et dimanche de 14h à 16h. 

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